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Réforme du bac en vu

Article rédigé le 20/03/2018 par Léa Collin | Vie étudiante

Qu’est - ce que le baccalauréat?

Le baccalauréat constitue un examen qui a fait trembler et rêver de nombreuses générations de lycéens. Sésame vers l’enseignement supérieur, il a permis à de nombreuses personnes de s’élever socialement et professionnellement. Célèbre son son abréviation de “bac”, il a fait “bachoter” des générations et des générations de lycéens. Souvent peu studieux durant l’année, et tout à coup, très travailleurs quelque temps avant l’examen. Le Baccalauréat général est un examen se déroulant en juin de chaque année. Il concerne les étudiants de terminale et comprend toutes les matières étudiées durant l’année par ces mêmes étudiants. L’épreuve de philosophie constitue l’épreuve symbolique de l’examen. Son sujet est très souvent commenté dans les médias et provoque parfois même quelques débats. Chaque matière comporte un coéfficient qui est déterminé selon son importance dans la filière de l’étudiant : scientifique, littéraire ou économique.

Si l’etudiant n’obtient pas une note suffisante (10/20 de moyenne) aux résultats de juillet et qu’il n’a pas eu une note inférieure à 8/20, il possède une deuxième chance au rattrapage en pouvant choisir deux matières parmi celles passées à l’écrit. Ces deux matières sont passées à l’oral les jours suivant les résultats de l’écrit. Chaque année, le rattrapage concerne environ 20% des étudiants. Devenu de plus en plus simple et facile, le Baccalauréat atteint des pourcentages de réussite de l’ordre de 88% régulièrement. Par exemple, en 2017, le taux de réussite du Baccalauréat générale était de 90,7%. Il ne constitue plus qu’une simple formalité dont les étudiants doivent s’acquitter avant d’entrer à l’enseignement supérieur.

Depuis de nombreuses années, l’idée d’une refonte du Baccalauréat était dans l’air afin d’évaluer les étudiants de manière plus continue. Un projet de réforme a vu le jour officiellement le 14 février. Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale en a fait part en conférence de presse à l’opinion publique.

Quels changements?

Il convient de préciser premièrement que la réforme du baccalauréat n’entrera en vigueur que seulement en 2021. Elle ne concerne pour l’instant que les filières générales et technologiques. La filière professionnelle doit, quant à elle, évoluer selon un rapport remis au gouvernement le 22 février. De plus, le baccalauréat de français réalisé à la fin de la classe de première, verra un certain nombre de modifications non encore dévoilées par le gouvernement.

Le nouvel examen ne présentera plus que quatre épreuves dont un grand oral, qui compteront pour 60% de la note. Les 40% restants proviendront du contrôle continu (30%) et des notes du bulletin scolaire en première et en terminale. D’autre part les séries L, ES et S seront supprimées. Plus précisément, deux épreuves écrites auront lieu au retour des vacances de printemps. Elles auront pour thème les deux matières de spécialité choisies par l’étudiant. En juin, aura lieu le grand oral ainsi qu’une épreuve écrite de philosophie.

Le grand oral sera une épreuve de 20 minutes en deux parties. La première reposera sur un projet déjà initié en classe de première s’appuyant sur deux matières de spécialité. La seconde sera constituée d’un entretien avec les trois examinateurs chargés de la passation de l’oral. Ils évalueront principalement la capacité de réflexion du candidat. Concernant les 40% restants, ils seront le fruit pour 30% de partiels organisés par les lycées en première (janvier et avril) et en terminale (décembre). Les sujets seront issus d’une banque de données spéciale et les devoirs des étudiants seront corrigés de manière anonyme. Les autres modalités du baccalauréat traditionnel seront maintenues : le rattrapage ainsi que la réussite à l’examen avec 10/20 de moyenne.

La fin des séries?

Après une longue hésitation, la disparition des séries será définitivement entérinée pour l’enseignement générale. La filière technologique gardera son modèle actuel. En première et en terminale, les étudiants suivront un tronc commun fomé des matières suivantes : l'histoire-géographie et l'enseignement moral et civique, le français, deux langues vivantes, le sport, la philosophie et une nouvelle discipline intitulée humanités scientifiques et numériques.

En première, ils devront choisir trois spécialités et en terminale, deux. Ils ont auront le choix entre les spécialités suivantes : physique-chimie, mathématiques, histoire-géographie et géopolitique, sciences économiques et sociales, sciences de la vie et de la Terre, humanité-littérature-philosophie, langues et littérature étrangère, numérique et sciences informatiques, écologie-agronomie-et-territoires, sciences de l'ingénieur et arts.

Pour quelles raisons?

Outre le caractère quelque peu obsolète du baccalauréat versión actuelle, la volonté du gouvernement français est double : réduire les dépenses liées à l’organisation de cet examen et mieux préparer les lycéens à l’enseignement supérieur.

Concernant la suppression des séries, le ministre Jean-Michel Blanquer a déclaré qu’il s’agissait de donner plus de possibilités aux lycéens et de ne pas les enfermer dans des hiérarchies artificielles.

De manière plus large, d’autres changements devraient intervenir au lycée. Les prochains mois nous donneront plus d’informations. L’évolution du baccalauréat va vers une modernisaton de l’enseignement. Pour cela, rien de mieux que de s’attaquer au dinosaure des diplômes.

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