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Passoires énergétiques : comment rénover son logement ?

Article rédigé le 31/01/2023 par

Qu’est-ce qu’une passoire énergétique ?

Passoire thermique ou passoire énergétique sont les termes attribués aux logements énergivores. Non seulement les occupants paient des factures de chauffage astronomiques, mais ces maisons ou appartements dégagent une forte quantité de gaz à effet de serre. Des travaux sont indispensables pour réaliser des économies d’énergie. Ils sont même obligatoires dans certains cas.

Selon un recensement effectué par le ministère de la Transition écologique en juillet 2022, 5,2 millions de résidences principales en France sont considérées comme des passoires énergétiques ou thermiques. Ce qui représente 17% des logements du pays. Si l’on ajoute les résidences secondaires, le chiffre serait de deux millions de logements supplémentaires.

Comment savoir si mon logement est énergivore ?

Une maison ou un appartement dont la consommation énergétique dépasse les 330 kWh/m2/an sera considérée comme une passoire énergétique. Ce nombre est obtenu par le DPE, diagnostic de performance énergétique, qui calcule le nombre de kilowatt-heure (kWh) par mètre carré consommé dans l’année. 

En fonction du résultat est donné au logement une sorte de note qui va de A à G. Un logement classé A ou B fait partie des bons élèves tandis que ceux qui sont classés F ou G sont considérés comme passoire énergétique. Les causes de ces mauvais résultats sont en général la mauvaise qualité de l’isolation ou un mauvais fonctionnement du chauffage et de la production d’eau chaude. 

Depuis 2021, le DPE a été revu afin de calculer plus efficacement la performance énergétique du bâtiment et les émissions de gaz à effet de serre. Il tient compte notamment, en plus du chauffage et de l’eau chaude, de la climatisation et de l’éclairage. Certains bâtiments qui avaient une bonne note avant 2021 se sont retrouvés rétrogradés à cause des nouveaux critères. 

Quels travaux effectuer si mon logement est une passoire énergétique ?

Réaliser des travaux est nécessaire pour que le logement ne soit plus considéré comme une passoire énergétique ou thermique. Cela permettra en premier lieu de réelles économies sur les factures de chauffage et d’énergie et le logement sera moins nocif pour l’environnement. En outre, il est possible de recevoir de nombreuses aides pour financer ces travaux.

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Faire un audit énergétique du logement

Pour faire un bilan énergétique ou un audit énergétique du logement, on fait appel à un thermicien, lequel fera une étude plus poussée des données de consommation d’énergie et de l’état du logement en termes d’isolation. 

Équipé d’une caméra thermique, le thermicien sera en mesure de cibler ce qu’on appelle les ponts thermiques, ces failles au sein du bâtiment qui font perdre l'efficacité de l’isolation. 

A l’issue de cette analyse, le thermicien donnera ses recommandations et notamment les travaux à réaliser pour optimiser la performance énergétique du logement. Pour effectuer ces travaux, il faudra faire appel à un professionnel certifié RGE, Reconnu Garant de l’Environnement. Non seulement ce label garantit la qualité des travaux, mais il permet de bénéficier des aides éventuelles. 

Optimiser l’isolation thermique du logement

Selon les études réalisées par l’ADEME, agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, 30% des déperditions de chaleur viennent du toit, 25% proviennent des murs, 15% par les fenêtres et 10% par le sol. 

Pour renforcer l’isolation du logement, il est donc nécessaire de travailler sur la toiture et les combles perdus, sur les murs intérieurs et extérieurs, sur les fenêtres et les vitrages et enfin sur les planchers.

Optimiser le système de chauffage (voire le changer)

Dans le cadre de l’amélioration énergétique du foyer, il est nécessaire de s’interroger sur les systèmes de chauffage et de production d’eau chaude. Si ceux-ci s’avèrent obsolètes, il est temps d’opter pour un équipement plus moderne : 

  • La pompe à chaleur,

  • Le chauffe-eau thermodynamique,

  • Le chauffe-eau solaire, 

  • Le chauffage à bois (bûches, granulés, poêle à bois…), 

  • La chaudière à très haute performance énergétique (THPE), 

  • Raccorder le logement au gaz

Optimiser le système de ventilation

La ventilation du logement est nécessaire pour renouveler l’air et contribuer ainsi à sa qualité à l’intérieur du foyer. Il peut être intéressant de remplacer le système de ventilation pour améliorer le confort thermique et réduire la consommation d’énergie.

Les logements neufs sont obligatoirement équipés de VMC, ventilation mécanique contrôlée. Il est également possible d’en installer dans les habitations plus anciennes dans le but d’améliorer la performance énergétique. Des aides financières sont même accessibles pour ce type de travaux.

Quelles aides pour rénover une passoire énergétique ?

Même si la rénovation d’une passoire énergétique permettra de réaliser de significatives économies, les travaux ont un coût qui peut se révéler difficile à supporter. Pour éviter la précarité énergétique des ménages modestes, de nombreuses aides ont été mises en place pour favoriser la transition vers un logement performant et peu énergivore. 

Eco-prêt à taux zéro ou Eco-PTZ

Certaines banques, en partenariat avec l’État, peuvent accorder un prêt à taux zéro aux particuliers qui entreprennent des travaux sur les passoires énergétiques. Le logement doit être une résidence principale située en France et construite depuis plus de deux ans. Le prêt peut aller jusqu’à 30.000 € et être étalé sur quinze ans.

TVA à taux réduit

Les travaux réalisés pour la rénovation énergétique du logement et le matériel acheté ont un taux de TVA de 5,5%.

Chèque énergie

Le chèque énergie est une somme distribuée sans démarche préalable aux ménages avec des ressources limitées. D’une valeur allant jusqu’à 220 €, elle ne peut être utilisée que pour des travaux visant à améliorer les performances énergétiques de l’habitation.

MaPrimeRénov’

MaPrimeRénov’ prend en charge une partie des travaux dans les logements principaux quand ceux-ci ont été construits il y a plus de quinze ans. Cette prime permet de financer l’isolation des combles, des murs intérieurs et extérieurs, l’installation d’un nouveau système de chauffage, de fenêtres à double vitrage et d’une VMC. Son montant varie selon les revenus du foyer, la localisation du logement, le montant estimé des économies réalisées par les travaux. Elle peut être également versées aux copropriétés.

Depuis 2021, quelques bonus accompagnent MaPrimeRénov’ attribuée à l’issue d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) à l’issue des travaux.

Prime Énergie

La Prime Énergie Monexpert s’adresse à toutes les habitations de France construites depuis plus de deux ans, qu’il s’agisse des résidences principales ou des résidences secondaires. Son montant varie en fonction des travaux envisagés, des ressources du foyer, du mode de chauffage utilisé et de la localisation du logement. La Prime Énergie Monexpert peut être cumulée avec d’autres aides comme MaPrimeRénov’, le prêt à taux zéro et la TVA réduite à 5,5%.

La Prime Énergie Monexpert peut également être agrémentée des primes Coup de Pouce comme les primes “Coup de pouce chauffage” ou “Coup de pouce isolation”. 

Habiter Mieux

L’ANAH, agence nationale de l’habitat, propose le programme “Habiter mieux sérénité”, un accompagnement par un opérateur obligatoire en plus d’une subvention. Celle-ci est accordée quand la performance énergétique du logement s’est améliorée de 25%.

Le montant de la prime dépend des ressources du foyer et du montant des travaux. L’aide sera plus importante pour les logements classés F ou G avant les travaux ayant réalisé une progression significative.

 
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