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Les conséquences du Brexit sur la mobilité des étudiants

Article rédigé le 14/07/2017 par Léa Collin | Vie étudiante

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Le mot Brexit qui provient de la contraction de « British » et « Exit », désigne la sortie du Royaume-Uni de l’union Européenne. Au cours d’un référendum en juin 2016, 51,9 % des Anglais ont approuvé cette décision qui ne sera effective que dans plusieurs années, mais dont les conséquences pour l’économie, la politique, l’administration mais aussi la mobilité internationale se dessinent déjà.

Brexit : sortie du programme Erasmus ?

Le programme d’échange entre les universités et les grandes écoles européennes a été lancé en 1987. Mais le Brexit pourrait remettre en question plusieurs aspects de l’organisation de ce programme. D’un côté, la fin des partenariats entre les établissements supérieurs européens et britanniques est envisageable et de l’autre, on peut supposer que la mobilité des étudiants en prendra un coup.

Il est néanmoins à rappeler qu’actuellement, parmi les trente-trois pays participants au programme, cinq ne sont pas membres de l’Union Européenne, à savoir la Turquie, l’Islande, la Norvège, la Macédoine et le Liechtenstein. Les mêmes accords et partenariats pourraient donc être appliqués à l’Angleterre au moment du Brexit.

Une difficulté à obtenir le Visa

En perdant leur statut de ressortissants de l’Union Européenne, les quelque 30 000 étudiants britanniques participant au programme Erasmus chaque année rencontreront inéluctablement des difficultés pour séjourner dans les pays européens et devront systématiquement se soumettre aux demandes de Visa.

Mais le programme d’échange d’étudiants ne sera pas le seul à souffrir de cette situation. Les emplois saisonniers et les jobs étudiants outre-Manche peuvent également être mis à mal. Pour l’heure, on sait que le Royaume-Uni met tout en œuvre pour faciliter les démarches de demande de visas étudiants, plus particulièrement lorsque les échanges étudiants se font dans le cadre de partenariats interétablissements.  

Une hausse des frais de scolarité

Grâce aux aides financières octroyées par Erasmus, les frais de scolarités des étudiants inscrits au programme sont sensiblement réduits. Or, le Royaume-Uni est réputé pour son coût de la vie étudiante très élevé, comparativement aux autres pays de l’Union européenne. En effet, pour une année universitaire, un étudiant débourse en moyenne 9 000 £ (environ 12 000 €).

Et en cas de Brexit, les étudiants européens non britanniques passeront au statut d’étudiants internationaux, pour lesquels les frais d’inscription sont plus chers, tout particulièrement s’ils ne sont pas boursiers. Ce qui pourrait par la même occasion dissuader les jeunes venus du monde entier à poursuivre leurs études au Royaume-Uni.

La reconnaissance des diplômes

Une reconnaissance systématique et automatique des diplômes délivrés à l’intérieur de l’Europe a été conclue entre les pays membres de l’Union européenne. L’inconvénient avec le Brexit, c’est que cette reconnaissance pourrait être remise en cause.

 
 
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