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Les changements de la rentrée 2018

Article rédigé le 20/11/2018 par Louis Pelissier | Vie étudiante

Chaque rentrée scolaire amène son lot de changement pour les étudiants. Pour l’année 2018, de nombreuses modifications ont eu lieu. D’ordre pédagogique, organisationnel ou budgétaire, elles s’inscrivent pour la plupart dans des plans de réforme larges prévus en 2019 voire en 2021.

Dans la suite de cet article, nous allons différencier ces grands changements en deux grandes catégories : structural et budgétaire.

Des changements structuraux

Le terme « structural » est utilisé pour évoquer des modifications liées à l’organisation, aux conditions d’éligibilité, etc. Par exemple, les élèves infirmiers ont connu ce type de réforme lors de cette rentrée. Obtenant le statut d’étudiant, les futurs infirmiers se voient rattachés aux universités. Cela leur permet d’avoir accès aux services étudiants ainsi que posséder une carte étudiant.

Comme tout étudiant, ils devront s’inscrire sur Parcoursup et verront le concours d’entrée supprimé. De manière plus large, cela risque d’avoir des conséquences importantes sur les prépas.

Autre modification d’ordre structural, l’initiation au service sanitaire a vu le jour. Cette nouvelle formation de six semaines concernera les 47 000 étudiants en santé (excepté les ergothérapeutes et les orthophonistes).

Au point de vue pédagogique, le gouvernement a évoqué son plan Etudiants qui prévoit un certain nombre de modifications pour les licences. Ces changements auront lieu entre les rentrées 2018 et 2019.

En premier lieu, les étudiants qui auront reçu un « oui si » sur Parcoursup, devront signer un contrat pédagogique et suivre un cursus personnalisé en 3 ou 4 ans. Ils devront assister à des cours de remise à niveau en accord avec leur projet professionnel.

Les modalités d’évaluation risquent également de subir quelques changements. La compensation entre les différentes unités d’enseignement va disparaitre. En contrepartie, un contrôle continu total ou une répartition des partiels tout au long de l’année ferait son apparition.

Quid du rattrapage ? Il pourrait prendre la forme d’une évaluation supplémentaire après les partiels initiaux. Les universités devraient également  proposer une évaluation de substitution pour les étudiants n’ayant pas pu assister aux partiels.

Les formations à distance pourraient également se développer afin de répondre aux fortes demandes. Les cours en amphi ou en salle de cours ne devraient plus être les seules modalités d’enseignement.  Les activités à distance pourraient se réaliser via des outils numériques ou encore lors de projets individuels ou collectifs.

Des changements budgétaires

Les réformes d’ordre budgétaire concernent l’argent dépensé pour les études. La baisse des frais d’inscription constitue sans aucun doute une bonne nouvelle pour des milliers d’étudiants. A partir de cette rentrée, les étudiants en licence payent 170 euros au lieu de 184. Ceux en master doivent régler le montant de 243 euros. Il n’y a que les inscrits en doctorat qui ne voient pas baisser leurs frais d’inscription : 391 euros. Cela permet par conséquent aux étudiants en licence d’économiser environ 14 euros par rapport à l’année passée. Une somme pas très importante mais qui peut faire la différence quand on dispose d’un budget serré.

La suppression de la sécurité sociale étudiante est une autre bonne nouvelle pour les universitaires. Ces derniers pourront conserver les 217 euros alloués à cette dépense. La sécurité sociale étudiante disparaitra totalement le 31 août 2019. Ils devront toutefois s’acquitter d’une nouvelle contribution à la vie étudiante (CVE) d’un montant de 90 euros.

Les boursiers seront la seule catégorie épargnée par ces changements. En outre, ils pourront profiter de l’uniformisation des versements. En effet, dorénavant, tous les Crous verseront les bourses les 5 de chaque mois. Afin de faciliter cette rentrée 2018, les étudiants ont perçu leur bourse le 30 août dernier.

Si des bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, les mauvaises sont en relation avec les aides au logement. Les APL sont gelés pour cette rentrée 2018 et ne suivent donc pas l’augmentation du prix des loyers. Selon certaines sources, cela va occasionner une perte de 5 euros par mois pour la plupart des étudiants.

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