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La fin de la sécurité sociale, qu’est ce que ça implique?

Article rédigé le 27/05/2019 par | Vie étudiante

Disparition de la cotisation annuelle

Promulgué par la loi « étudiants » du 8 mars 2018, le régime de sécurité sociale étudiante doit disparaitre officiellement le 31 août 2019. Au préalable, lors de la rentrée 2018, les nouveaux étudiants avaient déjà dû conserver le régime social de leurs parents.

Pour la plupart d’entre eux, ils seront affiliés au régime général (des salariés) et seront remboursés de leurs frais médicaux par ce biais. Cette nouvelle mesure permettra la simplification des démarches et une souplesse dans la gestion des soins.

La fin des mutuelles étudiantes entraine la fin du paiement annuel pour s’attacher leurs services. Elle était jusqu’à dernier ordre de 217 euros, une coquette somme qui restera dans les poches des étudiants.

Les moins de vingt ans et les boursiers étaient les seuls étudiants exonérés de cette obligation.

Cependant, une nouvelle cotisation a vu le jour, la « Contribution au titre de la vie étudiante et de campus » (CVEC), qui s’élève à 90 euros. Comme pour la cotisation de la sécurité sociale, les étudiants boursiers n’ont pas à débourser cette somme lors de chaque rentrée universitaire.

Suite à cette réforme, la question qui se pose concerne le futur des mutuelles étudiantes.

Que deviennent les mutuelles étudiantes ?

Par l’intermédiaire du service public, les mutuelles étudiantes géraient la sécurité sociale des étudiants. Jugés insuffisants par le gouvernement, leurs services n’ont par conséquent pas été prolongés par l’Etat. Ce dernier a également affirmé que les coûts de gestion étaient exorbitants pour des résultats décevants.

En effet, des délais peu raisonnables pour les remboursements de prestations médicales, les retards dans l’envoi des cartes vitales ainsi que de nombreux étudiants laissés sans réponse à leurs problèmes par les mutuelles, ont terminé de convaincre le gouvernement.

De par cette décision d’Etat, les mutuelles étudiantes retrouveront l’essence de leur vocation : proposer des complémentaires santés aux étudiants. Ces prestations auront pour but de compléter les remboursements effectués par le régime général.

Ces complémentaires sont bien évidemment facultatives. Elles ne seront en aucun cas obligatoires pour les étudiants.

Par ailleurs, de nombreux étudiants sont couverts par la mutuelle de leurs parents ou ont droit à la CMU (Couverture Maladie Universelle) ou à l’ACS (une aide permettant de payer une complémentaire santé).

La disparition de la sécurité sociale constitue sans aucun doute une simplification du système de santé des étudiants. Le coût de leurs études est également revu à la baisse. Une somme d’argent qui pourra être consacrée à l’achat de livres, de matériel, etc. pour leurs cours.

Toutefois, cet apport est à nuancer avec la hausse des loyers. La rentrée 2018 a, par exemple, coûté 1,31% plus cher que celle de l'année dernière.

La cause principale est l'augmentation des frais de scolarité dans un certain nombre d’établissements de l'enseignement supérieur et la hausse des loyers dans les grandes villes universitaires. Paris a connu une augmentation de 0,73%. Tandis que Lyon et Poitiers ont vu leurs loyers croître respectivement de 2,85% et 2,5%.

Cette mesure met fin à un système devenu obsolète. Cependant, le gain financier annoncé n’est peut-être pas aussi important que prévu.

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