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L'accès aux soins facilité pour les étudiants

Article rédigé le 20/07/2017 par Léa Collin | Vie étudiante

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Un tiers des étudiants renoncent aux soins médicaux avec l’augmentation du coût de la santé d’après une étude menée par le réseau de mutuelles EmeVia. Face à ce problème, les solutions commencent à émerger afin de faciliter l’accès aux soins aux étudiants.

Les centres de santé universitaires s’améliorent

La majorité des établissements d’enseignement supérieur proposent leur propre centre de santé. Si leur capacité a été longtemps limitée, on observe aujourd'hui une évolution dans certaines universités. C’est notamment le cas de Paris Descartes qui a ouvert le Centre de santé des Saints-Pères (CSSP), visant à améliorer l’accès aux soins. Les services de médecine générale, dentaire et psychiatrique y sont disponibles tout comme les consultations gynécologiques. Pour sa part, l’Université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne (UPEC) dispose de son propre réseau universitaire de la santé (RESUS) avec une personnelle médicale spécialisée. Récemment, l’accent a été mis sur les soins dentaires après une attention particulière sur la santé mentale en 2014 et féminine en 2013. Lors de l’inscription, l’étudiant peut choisir son chirurgien-dentiste parmi les membres du réseau. Les services vont du dépistage des lésions bucco-dentaires aux soins divers comme le traitement des caries ou le détartrage.

Les services plus proches et accessibles

Le réseau RESUS se rapproche des étudiants, quelque soit leur lieu de résidence, grâce une structure regroupant différents acteurs. Il vise également à réduire les coûts des soins médicaux. RESUS propose des tarifs opposables du secteur 1 au pour les étudiants de l'UPEC. En d’autres termes, les médecins fixent le montant de la consultation. Pour les psychiatres et les neurologues, il faut notamment compter 39,70 € alors qu’un médecin généraliste et un chirurgien-dentiste fixent cette somme à 23 €. Dans ce dernier cas, l’étudiant n’avance plus que 6,90 € sous réserve d’être inscrit à une mutuelle étudiante. En effet, il faut remarquer que ces initiatives restent des mesures pour compléter les assurances santé demandées lors de l’inscription.

La mutuelle étudiante

Au moment de l’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur, il est demandé de s’inscrire à une mutuelle étudiante qui prend en charge le remboursement des achats de médicaments ou des consultations chez les médecins par exemple. L’affiliation est obligatoire pour les étudiants âgés de 16 à 28 ans. En effet, les lycéens sont couverts par la sécurité sociale de leurs parents contrairement aux universitaires soumis au régime de la sécurité sociale étudiante. Chaque année universitaire, il faut ainsi verser une cotisation à une mutuelle étudiante. Cependant, cette dernière ne couvre qu’une partie des remboursements. Pour une prise en charge intégrale, il faut passer par un complémentaire santé. En effet, selon les cas, la prise en charge des mutuelles étudiantes varie de 15 à 70 %. Le reste des frais médicaux est payé par l’étudiant. 

 
 
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