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Etudiants étrangers : La hausse des frais d’inscription officialisée

Article rédigé le 24/10/2019 par | Vie étudiante

Une mesure décriée

L’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union Européenne est au cœur du débat depuis son annonce en fin d’année dernière. Les étudiants étrangers en France sont scandalisés par cette forte hausse, qui aura des répercussions sur leur pouvoir d’achat.

Un décret publié le 21 avril 2019 a entériné cette mesure voulue par le Gouvernement. Le montant de l’inscription passe ainsi de 170 euros à 2 770 euros pour une Licence. Tandis qu’un Master coûte dorénavant 3 770 euros au lieu de 243 euros.

Cette décision fait partie d’un programme de réforme globale de l’Enseignement Supérieur, “Bienvenue en France, Choose France”.

Si de nombreux étudiants étrangers ont manifesté leur mécontentement, des universités françaises ont également précisé qu’elles n’appliqueraient pas ce décret. L’Université d’Aix-Marseille ainsi que celle de Clermont-Ferrand font partie des contestataires.

Malgré ces fortes pressions, la Ministre de l’Education Nationale, Frédérique Vidal, a fait passer ce projet de loi en un temps record. Elle a par ailleurs, à plusieurs reprises, souligné l’importance de cette réforme et ses nombreux bénéfices.

Augmentation des frais d’inscription : quels avantages ?

Dans le contexte du Brexit, le Gouvernement français affirme que les universités françaises doivent se préparer à accueillir un grand nombre d’étudiants étrangers. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne rendra cette destination moins attractive.

L’augmentation des droits d’inscription permettront aux universités hexagonales de mieux recevoir ces nouveaux étudiants. Le Gouvernement assure également que cette hausse ne les dissuadera pas de rejoindre les bancs universitaires français. Elle aurait même l’effet inverse selon certains études, qui préconisent de mettre un tarif correspondant à la qualité de la formation française.

Cet accroissement de moyens favorisera une présence accrue à l’internationale des universités françaises. Elles pourront consacrer une plus grande partie de leur budget à développer leur attractivité.

Le Gouvernement espère par cette mesure développer l’aura des universités françaises à l’étranger.

Quelles exonérations pour cette réforme ?

Heureusement pour la population estudiantine étrangère, certaines situations particulières entrainent des dispenses de hausse de droits.

Le cas principal concerne les étudiants déjà inscrits dans l’enseignement universitaire français. Ils pourront jusqu’à la fin de leurs études profiter des anciens tarifs en vigueur.

Un autre cas d’exemption concerne les étudiants ayant le statut de réfugiés ou bénéficiant de la protection subsidiaire. Ils ne se verront pas affecter par cette augmentation.

Les étudiants étrangers qui possèdent leur domicile en France ou qui sont rattachés à un foyer fiscal français depuis au moins deux ans seront également exemptés.

De plus, certains accords bilatéraux avec des pays étrangers entrainent l’annulation de la hausse des frais d’inscription. Selon les estimations, 12 500 étudiants internationaux pourront profiter de ces conventions, en particulier, ceux dans le cadre d’Erasmus+.

En contrepartie de l’augmentation des droits, le nombre de bourses devrait également être à la hausse pour les étudiants n’ayant pas les moyens économiques d’étudier en France.

D’autre part, un rapport parlementaire de mars 2019 préconise l’attribution d’un maximum de 14 000 exonérations partielles. Ceci donnera la possibilité à leurs bénéficiaires de payer les mêmes frais que les étudiants français et européens.

Ces attributions seront réparties selon les priorités diplomatiques et les besoins individuels des candidats. Le montant des exonérations et leurs critères d’éligibilité n’ont pas encore été divulgués par le Gouvernement.

Les années futures nous diront si l’Etat français a pris la bonne décision en procédant à la hausse des droits d’inscription.

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