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Brexit : quel avenir pour les étudiants étrangers ?

Article rédigé le 31/01/2020 par | News

Les étudiants étrangers autorisés à rester deux ans après leur diplôme

Of course, la Grande-Bretagne ne va pas être définitivement coupée du reste du monde. Le gouvernement britannique a d’ores et déjà annoncé, en septembre 2019, que quels que soient les termes de l’accord de sortie, les étudiants étrangers seront autorisés à rester sur le territoire les deux années qui suivront l’obtention de leur diplôme. Jusqu’à présent, les étudiants venus de l’étranger ne pouvaient demeurer sur le sol britannique que quatre mois après la fin de leurs études. La règle des deux ans pourra être appliquée dès la rentrée 2020.

Le Royaume veut rester une destination pour les étudiants du monde entier

Le Royaume-Uni n’a en effet pas intérêt à voir partir trop vite des éléments qu’il a formé, fussent-ils ressortissants d’un des pays de l’Union Européenne. Au contraire, Mrs Andrea Leadsom, secrétaire d’état au Business, Energy and Industrial Strategy a annoncé l’intention des autorités d'augmenter le nombre d’étudiants étrangers de 30% d’ici 2030, soit un total de 600.000 étudiants. Ainsi pour rester attractif, le pays doit permettre aux jeunes diplômés de rester travailler sur place sans rencontrer trop de difficultés administratives.

Le Royaume-Uni tient à rester une destination de choix pour les étudiants du monde entier. Recruter les meilleurs talents des quatre coins du globe assure au pays de grandes avancées dans les domaines de la science, de la recherche et des technologies. La ministre se félicite en outre que le Brexit permette à la Grande-Bretagne de définir sa propre politique migratoire sans avoir à en référer à l’Union Européenne. Plutôt que de privilégier la libre circulation aux seuls membres de l’UE, le Royaume va en effet pouvoir selon elle s’ouvrir aux talents du monde entier.

Le Brexit en questions :

Face aux nombreuses questions que posent le Brexit aux étudiants présents en Grande-Bretagne, ou qui envisagent de s’y rendre, le gouvernement de Boris Johnson a cherché à être rassurant.

Erasmus

Pour Erasmus par exemple, le gouvernement britannique se déclare favorable à la poursuite du programme d’échanges universitaires européen. Il assure ne rien modifier durant la période de transition (du 1er février au 31 décembre 2020) et s'efforcera ensuite de maintenir la coopération avec les autres pays européens en matière d’éducation. Même si Erasmus reste un "produit" de l'UE, cela ne l'empêche pas d'organiser des échanges avec d’autres pays comme les Etats Unis, la Chine, la Russie, la Norvège, la Turquie ou encore l’Islande. Le Royaume-Uni pourra donc poursuivre le programme, même s'il faut s'attendre à une réduction du nombre d'étudiants concernés. De son côté, l’Union Européenne a assuré faire le maximum pour que les élèves actuellement présents dans les établissements britanniques ne soient pas impactés par le Brexit et puissent poursuivre leur parcours jusqu'à son terme.

Les grandes universités

Hors Erasmus, le sort des étudiants français inscrits dans les grandes universités (Oxford, Cambridge, University College de Londres, etc.) pose un peu plus de questions. Les frais de scolarité notamment risquent d'augmenter significativement après la période de transition. Ils seront soumis au même tarif que les étudiants venus d'autres contrées. Pour avoir un ordre d'idée, rappelons qu'une année à Oxford est actuellement facturée 10.000 euros pour un étudiant européen, et 24.000 pour les autres étudiants étrangers.

Les écoles françaises

Les écoles françaises installées depuis de nombreuses années au Royaume-Uni s'activent quand à elle pour obtenir un statut d’établissement d’enseignement supérieur selon les normes anglaises et travaillent pour éviter que les frais de scolarité n’augmentent de façon trop brutale.

Les visas étudiants

Pour les visas étudiants, l’interrogation est plus globale puisqu’elle concerne les visas en général. Un accord entre le gouvernement britannique et l'Union Européenne ne devrait pas remettre en cause les conditions d'attributions des visas. Ces modalités restent toutefois à la discrétion du pays d’accueil.

La situation politique étant ce qu'elle est, avec ses multiples rebondissements, les informations restent à prendre au conditionnel. Pour toute info à jour, il est recommandé de suivre le site du Brexit spécialement conçu par le gouvernement à l’attention des étudiants.

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